Ventôse : arrêt aux stands pour se redonner du potentiel

24 02 2017

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Depuis le 06 février 2016, la frégate de surveillance Ventôse est entrée en arrêt technique majeur (ATM) pour redonner du potentiel à ses installations et voir ses capacités opérationnelles élargies par l’ajout de nouveaux systèmes.
2017_MFDF_017_A_001_003Programmé de longue date, l’ATM se déroule sur plusieurs sites avec un passage au bassin de Radoub où le Ventôse est entré le 15 février dernier, pour plusieurs semaines de travaux. Réfection de la coque, modernisation des installations d’appontage, de sécurité, de lutte contre les incendies, du radar ou encore la visite des moteurs, lignes d’arbres et diesel alternateur sont au programme !
2017_MFDF_017_A_001_041Cet ATM à mi-vie de la frégate représente un chantier d’ampleur pour la Martinique : environ 80 entreprises participeront à ces travaux, qui représentent environ 1 350 tâches programmées, dont environ 45% effectués par les industriels locaux, 35% par l’équipage du Ventôse et 20% pris en charge par les ateliers militaires de soutien de la base navale.
Basées en Martinique et en Guadeloupe, les unités de la Marine nationale aux Antilles conduisent plusieurs missions au large des îles françaises de la Caraïbe : surveillance maritime, lutte contre le trafic de stupéfiants, assistance aux usagers de la mer ou encore protection des intérêts économiques français et environnementaux en menant des opérations de police de pêche illégale dans nos eaux ou de lutte contre les pollutions maritimes dans la zone. Défense maritime du territoire, action de l’État en mer et présence quotidienne dans les espaces maritimes, les forces armées aux Antilles (FAA), et la Marine nationale en premier lieu, sont au cœur d’un réseau océanique connecté avec la métropole, la Guyane et les Nations maritimes partenaires de la France.
La zone maritime Antilles correspond à un bassin maritime fermé, d’une surface équivalente à deux fois la mer Méditerranée (+ de 4 millions de km2). Elle comprend une zone économique exclusive de 138 000 km2 qui recouvre plusieurs réserves naturelles marines et une aire marine protégée dédiée aux mammifères marins.

Repère :
Un arrêt technique est conduit par trois acteurs militaires majeurs : le bord, la base navale et le service de soutien de la flotte Antilles/Guyane.
Le bord participe activement aux travaux tandis que la base navale assure plus largement le soutien du bâtiment. En plus de mettre à disposition des capacités de logement et de restauration au profit de l’équipage, la base navale réalise, avec ses ateliers militaires de soutien, la maîtrise d’œuvre de plusieurs des travaux de l’arrêt technique comme la visite des moteurs. La base navale a également la responsabilité du maintien en condition opérationnelle des éléments de force maritime. A ce titre, la base navale prononce donc, ou non, la disponibilité du bâtiment, ses limitations d’emploi ou des dérogations éventuelles à la fin des travaux.
Le SSF, quant à lui, assure le rôle de maître d’ouvrage, et dans ce cas précis d’arrêt technique, le rôle de maître d’œuvre d’ensemble. Concrètement, il s’agit pour le SSF de planifier les tâches élémentaires de cet arrêt technique, d’obtenir le budget auprès de la direction centrale du SSF, de passer les commandes vers les différents fournisseurs (matière, main d’œuvre…), de garantir les respects des exigences de qualité et d’HSCT (hygiène, sécurité, conditions de travail) sur le chantier et de vérifier enfin la compatibilité des coactivités entre les ateliers militaires de soutien, le bord et les industriels.
Enfin, les entreprises extérieures sont le quatrième acteur majeur de cet arrêt technique. Sur ce chantier, 80 entreprises implantées aux Antilles vont intervenir, permettant ainsi de soutenir l’économie locale.


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